On se souvient que J.R.D. (les Jouets
Rabier et Donnot) avait repris la main en 1935 (ce qui pourrait être la date de création de la marque ?), pour la fabrication des "Jouets Citroën", suite au désengagement de la C.I.J. Cette
dernière sous traitait, depuis leur création, la fourniture de ces jouets au "Quai de Javel" qui les redistribuait jusqu'en 1935, via un service dédié au sein de l'entreprise. Pour être plus précis : d’abord à partir de 1923 en
tant qu’entreprise Migault (située rue de la Roquette – Paris XIème), puis, à
partir de 1927 sous le nom des "Établissements
Migault", avec la création d’une société anonyme, qui ne deviendra la "Compagnie
Industrielle du Jouet" qu’à partir de 1930, l’usine s’établissant alors sur la
commune de Briard dans le Loiret et le siège sociale à Paris rue d'Hauteville dans le Xe arrondissement.
Donc
si on reprend le fil, CIJ se charge de l'approvisionnement, puis
Citroën, à son tour, de la diffusion via son "service jouet" dirigé par
M. Rabier. Les ventes se faisant d’une
part, par l’intermédiaire du réseau de concessionnaires et, d’autre
part, par
le circuit classique des marchands de jouets. Certains anciens
collectionneurs se souviennent même de distributeurs où les miniatures
étaient disponibles tels des friandises ? Mais à partir de 1934 la
situation financière de Citroën s’obscurcit et la C.I.J. se
tourne
vers le grand concurrent du moment... ainsi naitront les Jouets Renault. À la
différence de l’accord commercial qui la liait à Citroën, ce sera cette
fois ci
la firme de Briard qui assurera leur commercialisation de A à Z, un
contrat
d’exclusivité liant les deux sociétés. De fait, il n’existe pas de
catalogue
dédié aux jouets Renault en particulier, et en 1935, bien qu’occupant
les premières pages du nouveau catalogue général, ils se retrouvent
mélangés à la
production extrêmement riche de la firme. On dit que la C.I.J. serait
revenue
vers Michelin (devenu principal actionnaire chez Citroën) avec la même
proposition sans que
cette dernière ne donne de suite ? J.R.D. sera plus heureux, et peut
être
que le fait que M. Rabier soit "un ancien de la maison" y fut pour
quelque chose ?Au
commencement, la firme J.R.D. (Siège
social et usine) est basée au 53 boulevard Jean-Jaurès – Essonnes (Seine
et
Oise). Dans un premier temps, le changement n’est pas perceptible
puisque les tarifs, faisant office de catalogues, sont toujours diffusés
en 1935 et 1936 sous l'appellation des jouets
Citroën. Certains modèles, comme les
utilitaires « Rosalie » déjà présents en 1934 (période CIJ), passent
d’ailleurs le cap d’une firme à l’autre ? Mais, dès mai 1937, le
catalogue
est désormais celui des jouets "J-R-D", avec certes de nombreuses
automobiles Citroën
représentées, mais pas seulement : la série des "402" Peugeot faisant par
exemple
son apparition (première version avec ensemble calandre et pare-choc rapporté !). Sont
aussi présents des navires de guerre, des tanks, des
soldats, des animaux et même des crèches. Robert Rabier signant le
feuillet qui
accompagne ce nouveau catalogue et tarif (n° 9) en tant
qu’administrateur délégué.
Il n’est alors déjà plus question des jouets Citroën en tant que tel.
Au sortir de la deuxième guerre
mondiale, les productions de miniatures en "plâtre et farine"
perdurent un temps. Sur un tarif daté du mois d’août 1948, il est par exemple
question, pour les "jouets en matière moulée", d’utilitaires et de
modèles de tourisme de marques Citroën et Peugeot sans plus de distinctions sur
les véhicules représentés. Mais tout comme la marque de Briare, la firme
J.R.D. qui vient d’emménager à Montreuil (d'abord au 47 rue Armand Carrel puis peu après quelques
pâtés de maisons plus loin au 11 rue Diderot), doit se mettre au goût du jour si
elle souhaite rester concurrentielle. Et là encore, comme pour la C.I.J, le
choix va se porter vers la production de jouets miniatures en zamak ; pour
le compte de la société anonyme JEX désormais agent exclusif de vente des
jouets J.R.D.Un article rédigé par Vincent Pirot






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